Fiche d'identification
Historique
A partir des année 1913, une conscience nationale va naitre suite au non-respect des clauses du traité germano-douala par les allemands, ceci fera également des combats et résistances. Des camps pénitenciers verront ainsi le jour dans tout le territoire et de nombreux résistants seront capturés et emprisonnés. Tel est le cas de LUDWING MPONDO AKWA qui est déporté de force à Ngaoundéré à la prison allemande de Ngaoundéré, remplacé par l’actuelle prison construite vers 1920.
En réalité, le succès lié aux adhésions massives et aux collectes d’argent organisées par MPONDO AKWA au profit de la « Société agro-commerciale Bonambela » qui faisait peur. Il faut dire que la collecte s’étendait le long de côte et se faisait très souvent au détriment du paiement de l’impôt. Au vu du danger politique que représentait sa réapparition à Douala,le nouveau gouverneur EBERMAIER proposa au département colonial de l’exiler au moins pour une année, ce qui fut approuvé. En août 1912, Ludwig MPONDOAKWA fut transféré à Banyo dans le nord du pays où il fut maintenu en détention.
Mais après une tentative d’évasion en avril 1913, il fut rattrapé et condamné à 3 ans d’enchainement en juin de la même année. On le déporta à Ngaoundéré, loin de la frontière Nigériane et du résident allemand de Banyo vraisemblablement acquis à sa cause, pour y purger sa peine.
Depuis le lieu de sa détention, il se rallie à la cause des autochtones après la correspondance envoyée par Rudolph Duala Manga Bell. Les Sultans et les Dignitaires du Nord sont avisés de la machine coloniale allemande sur les côtes camerounaises. Le 8 août 1914, alors qu’il est sous bonne garde, Mpondo est assassiné d’une balle à la nuque.
Actuellement, d’après les sources orales dans la ville de Ngaoundéré, il est enterré à l’actuel prison, appelé Prison centrale de Ngaoundéré.

